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Made in Basque. L’immeuble Les deux Sœurs date de 1890. Il est situé dans le tissu urbain dense du quartier de la rue d’Espagne sur les hauteurs de la Côte des Basques. La façade de l’immeuble présente une facture traditionnelle basque. Habillée de blanc et rehaussée par des éléments menuisiers rouge basque, elle nécessite, selon les règles d’urbanisme de la ville, d’être laissée en l’état, en respectant la découpe des menuiseries en bois un tiers deux tiers, les couleurs et la présence des volets.

Le programme prévoit de permettre une location à l’année et saisonnière des appartements en privilégiant une approche mutualisée du confort et une fonctionnalité solide. Avant travaux, l’immeuble présente un espace intérieur étroit, divisé par une cage d’escalier centrale et agencé autour de pièces étroites. Les cloisonnements intérieurs, les conduits de cheminées et les différentes pièces techniques des appartements sont démontés. Les escaliers centraux en bois sont supprimés et la trémie est rebouchée. Seules les façades et la charpente sont conservées.

Espace libre. L’immeuble après démolition comprend ainsi trois plateaux libres à aménager. Le parti-pris sera de ne pas cloisonner mais au contraire de travailler les pleins et les vides pour les trois niveaux, en prenant soin de rendre spécifique chaque appartement. En intégrant l’ultra-spécificité au sein même du projet, le studio elua® prend le parti de s’opposer à la norme qui prédomine toujours dans l’habitat collectif : l’assemblage mécanique des logements et donc des habitants entre les niveaux.

Les rochers de Biarritz. Sur les plateaux laissés libres, des rochers sont imaginés, inspirés par les reliefs escarpés des plages de Biarritz, pour abriter les espaces privatifs de chaque habitat. Les chambres, les toilettes et les salles d’eau sont ainsi regroupées dans ces pleins. Le living-room et la cuisine prennent place dans le vide qui les entoure. Sur le côté gauche de l’immeuble, les trois rochers des trois niveaux se réunissent pour dessiner une falaise intérieure sur laquelle sont imaginés les escaliers des communs et au rez-de-chaussée, à la place de l’atelier, l’espace mutualisé. Celui-ci renferme les lave-linge et sèche-linge pour chaque appartement, la chaufferie et un volume pour ranger les planches de surf.

Trois manières d’habiter. Les appartements par niveau sont tous différents. Celui du rez-de-chaussée, accessible directement depuis la ruelle présente une unique chambre. Celui du premier possède deux chambres séparées avec chacune une salle d’eau de manière à favoriser les colocations. Le dernier appartement au second présente un bel espace de vie, utilisant tout le volume sous rampant et deux chambres avec une salle de bain séparée, idéal pour accueillir une famille d’estivants.

Trois appartements, trois rochers, une falaise et des planches de surf, abrités derrière une vieille façade traditionnelle basque.

C’est Les deux Sœurs, à Biarritz. Let’s rock !

Crédits images elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 150 m2
superficie du terrain 70 m2
coût de l’opération 188 800 euros HT
calendrier chantier 2014-2015
fonction 3 logements collectifs
lieu Biarritz

L’école, construite dans les années 1970 par les architectes Darroqui et Cazamayou, adopte les préceptes de l’architecture fonctionnelle: les bâtiments des salles de classe, de la cantine et des logements de fonctions sont autonomes, reliés entre eux et desservis par des circulations lisibles.
Elle adopte également, de cette époque, une attention particulière aux usages et à la qualité des espaces : salles de classes largement vitrées et volumineuses, auvent d’entrée, préaux, séchoirs dans les logements. Celà se traduit par une écriture architecturale particulière : façades Sud encadrées par des éléments saillants de béton brut, sous-bassements en galets et béton, claustras de briques.

La proposition pour l’embellissement de l’école, et pas seulement des façades, se fait dans le respect de son architecture. Il s’agit de révéler l’école plutôt que de la transformer.

L’entrée de l’école souffre d’un manque de visibilité et n’est pas accessible à une personne à mobilité réduite.
La proposition s’attache à introduire un peu « d’urbanité », afin de mieux qualifier les espaces qui composent l’école et rendre plus lisible les différents flux. Cela se traduit par trois espaces significatifs : le parvis, l’escalier et la rue. Le parvis pour ouvrir l’école à son site, l’escalier extérieur pour simplifier les déplacements extérieurs entre les différents niveaux et la rue pour rassembler les espaces de récréation et le pôle numérique de l’école.

L’espace proposé pour devenir l’espace théâtre de l’école est un grand préau surmonté d’une salle de classe standard, assez éloigné dans sa forme du théâtre traditionnel. Il ne s’agit pas de transformer ce volume en théâtre miniature, mais l’utilisation de certains codes comme le rideau de velours rouge, le plancher en bois ou la peinture noire doit permettre d’évoquer le monde du théâtre en proposant une mise en scène de l’école et de ses élèves. Si l’espace théâtre s’habille d’un rideau rouge, son fonctionnement le relie au plateau de théâtre contemporain. Les gradins sont mobiles, un gril permet un éclairage modulable et la scène s’apparente plus à un studio de création qu’à un espace de représentation. La modularité est renforcée par l’ouverture com-plète de l’espace sur la cour de récréation. Les larges menuiseries ouvrent la boîte et inversent l’espace de manière à permettre des représentations théâtrale à l’extérieur, le public se trouvant dans la cour.

Pour imaginer la nouvelle peau du théâtre, des murs pignons ou du auvent, l’idée était d’apporter de la lumière et de la couleur sur cette école en noir et blanc.
La barre de logements voisine au nord, la frange végétale dense au sud entourent l’école de leurs ombres portées et renforcent l’aspect sombre et presque étouffé du bâtiment. Aussi, la lumière choisie sera celle du ciel basque, au fil de la journée et des saisons, lumière épaisse, brumeuse et douce qui se reproduit sur l’entrée, le théâtre et les pignons des préaux par des carreaux de céramique. C’est toute l’école qui devient lumineuse, colorée et douce comme une peinture impressionniste de James Abbott ou le Mec Art d’Alain Jacquet.

Crédits images elua® + Fabre/deMarien.


client public - Ville de Bayonne
architecte Fabre/deMarien + elua® architecture
superficie réhabilitation école 1650 m2 / théâtre 190 m2
coût de l’opération 935 000 euros HT
calendrier concours 2014 – proposition non retenue
fonction réhabilitation de l’école Malégarie et création d’un pôle arts vivants
lieu Bayonne

Le projet porte sur la réhabilitation d'un appartement en rez-de-jardin situé dans le centre ancien de Bordeaux.

L’articulation en fond de parcelle et sous la terrasse en porte-à-faux du niveau supérieur a nécessité une réflexion intelligente sur l’apport de lumière dans le volume.

L’idée est d’ouvrir l’appartement pour faire entrer l’extérieur dans cette parcelle et absorber le plus de quantité de lumière possible à l’intérieur. Le volume ancien est dégagé de tout élément non porteur tels que les faux-plafonds, les cloisons et tout habillage en plâtre et les murs porteurs sont réduits pour dégager au maximum les volumes. Le dessin du nouveau plafond est imaginé comme un amplificateur de lumière tout au long de l’appartement. En pente douce depuis la terrasse, il vient mourir dans le mur du fond à travers une élégante courbe de plâtre. Le plafond devient ainsi un réflecteur qui laisse glisser la lumière sans contrainte dans tout l’appartement.

La structure porteuse qui parcourt l’intérieur est repensée comme la nouvelle colonne vertébrale du projet. Ses saillies et autres creux sont transformés en alcôves de rangement et en portes à galandage qui distribuent une chambre complétée d’une salle de bain, un dressing et des WC. Une bibliothèque habille l’ensemble et des rangements sont intégrés dans les cloisons afin d’optimiser au maximum l’espace intérieur et permettre une modularité maximale. L’entrée est ouverte mais séparée d’une grande cuisine par un cadre de verre opalin. Le living-room s’ouvre entièrement par des baies vitrées en acier de plus de trois mètres de haut qui s’escamotent entièrement sur le côté droit pour prolonger l'espace intérieur vers l'extérieur et élargir les perceptions des volumes. Cette transition dedans/dehors floue est renforcée par un jardin d’hiver, espace tampon, abrité des intempéries par de larges volets en verre. Ou la terrasse est prolongée à l’intérieur, ou l’appartement se prolonge sur ce jardin d’hiver.

La chambre est imaginée autour d’une fenêtre sur cour surdimensionnée, alcôve murale, point de lecture, espace intimiste ultra-lumineux qui dessine une belle ouverture cintrée en façade.

C’est Fenêtre sur cour.

Crédit images elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 71 m2
superficie du terrain 228 m2
coût de l’opération 90 000 euros HT
calendrier chantier 2015
fonction réhabilitation et extension d’un appartement sur cour
lieu Bordeaux

A l’origine, une petite maison de pierre à Bordeaux construite en 1930. Modeste de part ses proportions et l’absence de modénature sur la façade, son emplacement en débord des maisons mitoyennes de la rue lui permet de mettre en valeur ses proportions réduites au 32 rue de Rivière. Nous parlons d’une maison, mais l’espace intérieur était moitié garage, moitié habitation. Le rez-de-chaussée était entièrement occupé par un grand garage et par l’escalier extérieur de la cour arrière, nous grimpions à l’étage pour accéder à l’espace de vie. Une petite cuisine, une micro salle d’eau et deux petites chambres s’ouvraient exclusivement par les deux fenêtres sur rue de la façade principale et tournaient le dos à la cour arrière peu lumineuse.

Le projet doit pouvoir intégrer dans la petite maison le studio d’architecture et de design elua®, un espace d’habitation pour un jeune couple et un extérieur végétalisé. Dessiner Mademoiselle, c’est imaginé un souffle d’air puissant dans l’existant, une respiration pour ouvrir l’espace, faire tomber les cloisons et multiplier les niveaux.

Nous entrons par la seule pièce conservée de la maison, le couloir, étroit et sombre, intégralement habillé de noir. C’est un boyau oppressant qui dirige vers le studio ou l’habitation. Le rez-de-rue accueille le studio elua®, ouvert sur l’espace public, large et accessible, il prend la place du garage / atelier et permet d’ouvrir son volume sur la rue par une baie entièrement repliable. 30 tubes fluo éclairent graphiquement l’espace de travail. La cour sombre et humide et son escalier extérieur sont remplacés par une cuisine ultra-lumineuse, éclairée zenithalement par une verrière qui couvre l’ensemble de sa surface.

Un nouvel escalier en béton nu est la colonne vertébrale de Mademoiselle, traversant le volume intérieur, nouvelle frontière entre espace de travail et espace d’habitation.

Nous montons l’escalier et l’étage prend forme autour d’une façade intérieure, dessinée, tracée et découpée comme un empilement de formes simples, micro-architecture primitives de notre enfance, jeu de cubes XXL qui reflète la douceur de son rose dans un mur-miroir et découpe sa silhouette dans le bleu nuit de son arrière-plan. A l’intérieur, sont imaginés un dressing, une salle de bain et des toilettes, une chambre sous les toits, une chambre cabine à la japonaise , et beaucoup de rangements pour supprimer tout meuble dans l’aménagement intérieur.

C’est à partir de cette façade volumétrique que le living-room se développe. Orienté, il prend toute la superficie du niveau de la maison. Il est traversant, reliant la rue de Rivière au cœur d’îlot et laisse apparaître le beau volume sous le profil conservé de la charpente.

Un petit pont en bois au dessus du nouvel escalier permet d’accéder à la terrasse constituée d’un caillebotis métallique placé au dessus de la verrière de la cuisine. Un mur végétal vient la relier aux beaux jardins mitoyens et permet de dessiner un arrière-plan dense et vert visible au travers de larges baies vitrées toute hauteur.

Imaginé comme un décor, Mademoiselle est une respiration dans la petite maison de pierre de Bordeaux. La façade et sa toiture restent les mêmes, mais lorsque nous pénétrons à l’intérieur, l’espace se colore et se démultiplie, s’éclaire et se dilate pour définir une partition fonctionnelle et fantaisiste, contemporaine et libre, ouverte sur l’extérieur et douce comme un cocon.

C’est Mademoiselle.

Crédits images elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 87 m2
coût de l’opération 120 000 euros HT
calendrier 2014
fonction réhabilitation et extension d’une maison de pierre 1930
lieu Bordeaux

La réhabilitation et l'extension du bâtiment classé Les Vivres de la Marine situé à Bordeaux sont imaginées pour y intégrer un cabinet d'avocats et des bureaux immobiliers.

Le travail autour de l’imposante bâtisse des Vivres de la Marine tend à imaginer le patrimoine de demain en puisant dans l’histoire et la géographie du site. Les anciennes ailes qui prolongeaient autrefois le bâtiment sont évoquées par l’ajout d’une unique aile, sur le côté sud-ouest, habillée d’une enveloppe de verre et d’acier, comme la résurgence fantomatique et lumineuse du passé. Sa structure en bois, ouverte sur deux niveaux, regroupe les espaces des associés, cachés derrière le même verre miroir que les buildings de la city.

L'autre extension du projet se construit autour d'une vaste prairie qui ondule pour se positionner face à la coulée végétale du projet urbain de Nicolas Michelin. Entièrement accessible, elle est un sol qui devient toit, un jardin pour la restauration et une terrasse privative pour la maison de l’étage. Les herbes folles composent une prairie sauvage ponctuée d'arbres caducs qui se colorent en fonction des saisons. Sur la prairie, les moutons-hublots permettent d'éclairer l'espace de bureaux situés au rez-de chaussée. Ils sont placés juste au-dessus des boîtes vitrées en damier.

Sous la prairie, 12 bureaux composent le damier qui favorise les échanges. Imaginés comme des boîtes de verre, ils sont éclairés par les hublots zénithaux. Les espaces résiduels entre les boîtes permettent d'organiser des micro-réunions, les rencontres entre les différents départements et d'une manière générale le travail en groupe.

La rue bleue est un espace de promenade ouvert qui permet de relier les différentes fonctions du programme : des espaces de bureaux, pour les collaborateurs et pour les associés, cloisonnés, modulables, et en open-space, des espaces de détente, privés, publics, un espace restauration, un accueil, un bassin de nage avec vestiaires / salles d'eau / dressing, plusieurs salles de réunion de tailles différentes, une chaufferie, un parking, un local archives et un espace secrétariat. Une maison privative est également imaginée sur le haut de la prairie, traversante et moderne.

Crédit images elua®.


client privé
architecte elua® architecture
superficie 328m2 réhabilitation + 1220m2 extension (2548m2)
superficie du terrain 3000m2
coût de l’opération 4 500 000 euros HT
calendrier étude 2015
fonction réhabilitation et extension des Vivres de la Marine en cabinet d’avocats
en cabinet d’avocats
lieu Bordeaux

Anonyme.

La salle des fêtes s’est calcifiée dans le paysage, murée, hermétique et rugueuse, ravinée par la pluie et le temps, absorbée dans son histoire rock aujourd’hui révolue. Notre projet n’est pas une réhabilitation. Nous ne cherchons pas la vie culturelle des années passées. L’époque n’est pas la même, il n’y a pas lieu de recréer une salle des fêtes comme elle a été imaginée à la fin des années 60. Nous transformons un outil existant, la salle de spectacle brute, large et opaque, pour inventer un lieu ultra polyvalent, libre, réactif, convivial et élégant. Pour commencer, nous réorientons l’espace de la salle des fêtes sur l’ancien parterre. Celui-ci devient alors la Place, espace public central, agora libre et large, éclairée naturellement par l’ouverture de la toiture.

Recentré, l’intérieur de la salle des fêtes est un paysage sur lequel le programme s’enroule de manière rayonnante. A l’Est, une façade urbaine surplombe la Place, superposition de plateaux et de murs rétractables, mise en scène cinématographique des petits espaces polyvalents, supports à projections, qui réinventent la nature même des espaces associatifs. A l’Ouest, nous imaginons un paysage-gradins libre, où se dessinent deux modules, prismes lumineux flexibles qui amènent l’extérieur de la ville à l’intérieur et offrent des points de vue nouveaux sur la salle des fêtes. Cette organisation des espaces invente l’ultra polyvalence, l’espace appropriable instantanément par ses habitants, son quartier et sa ville.

La liberté du hall est préservée et accentuée par la possibilité de l’ouvrir sur la Place. Rouge signal, le café réoriente le volume vers le jardin extérieur et ouvre la façade du Grand Parc. Et dans la dynamique rayonnante de notre système, nous répondons au Parvis Ouest de la salle par un Parvis Est qui permet la superposition simultanée des activités. Nous ne circulons plus dans la nouvelle salle des fêtes, mais nous nous promenons de l’extérieur vers l’intérieur, de la petite salle associative vers la répétition d’un spectacle sur la Place, en traversant le café, les gradins, éclairés par une douce lumière naturelle. L’obscurité de la salle a laissé place à la transparence lumineuse de ses fonctions. Il n’y a plus de spectateurs, mais des acteurs associatifs, culturels, sportifs et artistiques qui participent ensemble au spectacle de la création.

C’est la nouvelle Aire.

Crédits image elua®


client public – Ville de Bordeaux
architecte Fabre/de Marien + elua® architecture
cinéaste Sélim Bentounes
superficie 2125m2
coût de l’opération 4 000 000€
calendrier Concours 2013 - projet non retenu
fonction réhabilitation de la salle des fêtes de Bordeaux Grand Parc
lieu Bordeaux

La réalisation de l’école L’arbre, les enfants et la prairie à Eysines, a reçu le prix AGORA 2014 de la ville de Bordeaux.

Anonyme. L'actuelle école maternelle La Forêt est un bâtiment qui se développe autour d’un corps central et de deux ailes. L’architecture répétitive, constituée d’éléments en béton préfabriqué illustre un certain type de construction des années 70, souvent public, fonctionnel et plutôt austère qui pourrait être autant une école qu’un lycée, une mairie ou un établissement administratif.

Aujourd’hui, l’école souffre d’une absence de fonctionnalité dans ses circulations et ses entrées ainsi qu’une étroitesse de ses locaux.

La prairie et le bois. L’extension et la réhabilitation de l’existant visent tout d’abord à mettre en valeur les points forts du site : une belle prairie sur l’arrière et un petit bois en bordure, entre l’école et la cantine.

Nouvelle cour. La nouvelle aile est imaginée sur un emplacement qui ne tourne pas le dos au petit bois, mais qui lui fait face, fermant de cette manière la prairie, la transformant en cour alternative lors de la belle saison pour l’école ou le centre aéré.

Minuscules histoires. Transformer l’existant, c’est aussi qualifier les espaces, donner à lire la fonction de l’établissement sur l’espace public. Le projet est imaginé autour d’une colonne vertébrale blanche, qui part de la nouvelle entrée dans le hall d’accueil pour rejoindre l’extension. Cette ligne de conduite raconte alors de minuscules histoires évoquant le monde de l’enfance : un oiseau accueille les enfants, le hall vert comme la forêt, un poteau qui se transforme en arbre, le cadre cinématographique sur la prairie et le bois, et enfin la petite maison, repère doux et familier comme les jeux de cubes de notre enfance.

Fonctionnelle et centrée. L’extension est le nouvel espace de jeux de l’école. Découpée en deux espaces : l’aire de motricité et l’heure du conte dans la maison; l’un est polyvalent, large et lumineux afin de répondre à toutes les activités des enfants ; l’autre crée un environnement doux et fermé, la lumière est plus tamisée, une petite scène est imaginée autour d’un gradin pour recevoir un conteur, un musicien, regarder un film ou lire. Cette extension est reliée au centre de l’école qui devient la nouvelle entrée et permet de regrouper les espaces administratifs tout en distribuant d’une manière logique les classes et dortoirs. Un nouveau sanitaire ainsi que le bureau de direction sont imaginés en ménageant des transparences sur les circulations intérieures.

C’est l’arbre, les enfants et la prairie.

Crédits image elua®


client public – Mairie d’Eysines
architecte elua® architecture
superficie 180m2 extension / 250m2 rénovation
coût de l’opération 350 000€ HT
calendrier 2011-2013
fonction Extension et restructuration de l’école maternelle La Forêt
lieu Eysines

ENTRETIEN, juin 2062, Bordeaux, stade Chaban-Delmas.

Le scientifique Côme Dami est à l’origine de l’accord entre l’Agence spatiale européenne ESA et la National aeronautique and space administration NASA, l’Agence spatiale fédérale russe Pockocmoc et l’Agence spatiale chinoise CNSA pour le développement du programme « Life Propulsion 3 ». Celui-ci a été lancé en 2056 pour définir l’avenir spatial habité dans les 30 prochaines années. Côme Dami a joué un rôle prépondérant dans les accords géopolitiques et technologiques qui ont permis de relancer l’exploration spatiale au niveau mondial. Sylve Richtre : Bonjour Professeur Côme Dami, vous êtes en charge du partenariat mondial pour la définition et la réalisation du futur de l’homme dans l’espace. Alors que l’équipe de la navette Mars Messanger survolera l’orbite de la planète rouge dans moins de deux mois, nous sommes aujourd’hui à Bordeaux pour discuter du lancement du Port de la Lune, l’ascenseur spatial qui vient d’être mis en place il y a maintenant une semaine. Vous êtes né le 17 janvier 2013, dans une période très marquée par une crise mondiale qui a largement balayé les programmes spatiaux de tous pays. La conséquence directe a été la disparition des grandes utopies de l’homme dans l’espace, qui avaient pourtant permis de développer le programme Apollo, la station spatiale internationale des années 2000 et toute la science fiction moderne. Quel est votre sentiment aujourd’hui ?

Côme Dami : Bonjour. Nous venons de déjeuner dans l’un des meilleurs restaurants gastronomiques de Bordeaux, nous sommes installés dans le hub situé précisément sous l’ancienne pelouse du Stade Chaban-Delmas et lorsque nous regardons à travers la verrière, nous pouvons observer des habitants qui partent vers les étoiles en prenant tranquillement l’ascenseur. Je trouve cela magnifique, extra-ordinaire. Qui aurait imaginé une telle prouesse il y a encore vingt ans ? Et pourtant aujourd’hui, c’est une réalité, un pur ordinaire. La planète que l’on imaginait au début du siècle fatiguée, appauvrie, condamnée, et par là même sa population, est aujourd’hui dans une dynamique sans précédent. La nouvelle géopolitique mondiale, placée sur une véritable échelle globale, a permis de résoudre la plupart des conflits entre les pays. La croyance en la science et la capacité des équipes scientifiques internationales à répondre aux principaux problèmes de l’humanité ont permis une avancée massive de nos sociétés. Nous avons réussi à sortir d’une période sombre de l’Histoire pour entrer dans une dynamique durable, où l’homme retrouve toute sa place. Mon sentiment est donc celui d’un homme heureux de contribuer à ouvrir désormais une nouvelle phase de l’Histoire.

SR : Parlez-nous plus en détail du Port de la Lune…

CD : Vous le savez, la station spatiale internationale a vite montré ses limites dans le programme Life Propulsion. Et la Lune est à la fois proche et trop éloignée pour permettre des voyages rapides vers l’orbite terrestre. A la fin du siècle précédent, la NASA et les japonais de la JAXA ont décidé de définir un cahier des charges pour la réalisation d’un ascenseur pour l’espace. Il s’agit de tirer un câble depuis l’espace jusqu’au sol pour pouvoir faire monter des cabines qui pourront transporter du poids. Bref un simple ascenseur, mais qui monte un peu plus haut que d’habitude. Il avait été affirmé que les premiers qui réussiraient à mettre en place un tel appareil prendraient l’ascendant sur la conquête spatiale. Mais les différentes problématiques techniques posées ont empêché la réalisation rapide du projet. Le principal obstacle était celui du câble que nous ne savions pas réaliser avant l’avènement rapide des nano technologies dans la science des matériaux. Lors du programme Life Propulsion 1, la fondation scientifique Chinoise a réussi à tisser en grande quantité des nanotubes de carbone, qui offrent une résistance cent fois supérieure aux câbles d’acier alors qu'ils sont cent fois plus petits. Les deux câbles du Port de la Lune sont réalisés dans cette matière extraordinaire, larges de 1 mètre, épais de 2 centimètres pour une longueur de 36000km…

SR : Pourquoi 36000km ?

CD : Car c’est la distance de l’orbite géostationnaire par rapport à notre planète. C’est-à-dire une orbite qui permet d’avoir une vitesse de rotation compensant exactement la gravité qui règne à la distance à laquelle l’orbite se trouve de la Terre. Parmi toutes les altitudes, il n'y en a qu'une seule qui permette aux objets en orbite d'avoir une vitesse angulaire identique à celle de la Terre. Il s'agit de l'orbite géostationnaire, à 36000 km de la surface de notre planète, soit 3 fois son diamètre. Cette orbite est utilisée depuis longtemps par les satellites de télécommunication qui restent toujours fixes dans le ciel. Cela permet ainsi de placer une station dans l’espace, au dessus du Stade Chaban-Delmas, qui sera toujours au dessus de Bordeaux et ne variera pas de la position. Les deux câbles de l’ascenseur sont ainsi parfaitement fixes, traits d’union entre Bordeaux et l’orbite géostationnaire.

SR : La station spatiale du Port de la Lune est donc située dans cette orbite. Pourquoi avoir choisi Bordeaux ?

CD : Le premier ascenseur spatial mis en place se situe en Equateur, pour des raisons de sécurité et d’un climat tout à fait propice à cette expérimentation. Cette station a permis de définir précisément les cahiers des charges des futurs ascenseurs spatiaux et nous a beaucoup appris pour passer à une vitesse supérieure et garantir un niveau de sécurité optimal pour permettre des ascensions habitées. Bordeaux présentait au niveau climatique une fenêtre de tir intéressante, car le réchauffement de la planète a fait diminuer de moitié la pluviométrie de toute l’Aquitaine. Aujourd’hui, nous avons à Bordeaux un temps qualifié de californien. Ainsi, le programme Life Propulsion 3 a mis en place l’étude d’un ascenseur spatial en Europe, à Bordeaux.

SR : Pourquoi avoir choisi d’implanter ce projet dans l’ancien Stade de Bordeaux ?

CD : Lors de la recherche commune entre les scientifiques et l’Europe du programme Life Propulsion 3, l’impact du premier ascenseur spatial en Equateur a été considérable, autant au niveau de l’industrie spatiale que du grand public. Tout le monde s’est mis à rêver de voyages réguliers vers l’espace, de l’ouverture du monde tel que nous le connaissons vers un ailleurs, un nouvel avenir, un nouveau monde. La définition de ce nouveau programme était hautement philosophique. Il ne s’agissait pas uniquement de monter des satellites vers leur orbite géostationnaire, mais de permettre à tout le monde de sortir de la caverne. Le mythe de la caverne de Platon, appliqué à l’échelle 1 au cœur d’une métropole française. Le programme recherchait avant tout un espace large et ouvert en plein centre urbain. Aujourd’hui, dans nos villes sur densifiées, cela relève de la gageure. Colin Rohmer, l’architecte en charge de l’opération a découvert en plein cœur de Bordeaux la présence assez fabuleuse de ce Stade imaginé par l’architecte Raoul Jourde en 1922. Outre son emplacement, il présentait une architecture qui s’apparentait très fortement aux besoins concrets du projet. A savoir, une plateforme conséquente dans un centre ville qui permettait de positionner deux ascenseurs pour un aller et un retour. La proximité immédiate du partenaire industriel Dassault dans la CUB nous a conforté dans nos choix.

SR : Est-ce que l’architecture existante du Stade a été une contrainte dans la définition du projet ?

CD : Etrangement, nous n’aurions pas fait mieux dans la définition architecturale de cette structure. L’infrastructure des gradins nous a permis d’intégrer toute la logistique du projet dans l’existant, en coulisse, de manière à impacter le moins possible le style marqué année 1930 du bâtiment. Colin Rohmer tenait à respecter le bâti pour mieux révéler sa beauté stylée par la structure technique très contemporaine des capsules. Ce parti pris a permis de rouvrir le stade au public, autorisant sa libre circulation dans les gradins et rendant possible la contemplation et la rêverie. Seul le gradin Est a été fermé pour y accueillir une unité de production des capsules spatiales. Celles-ci sont réalisées par EADS et Dassault et arrivent en éléments détachées de Mérignac pour être assemblées dans le Stade. La chaine de montage est entièrement optimisée et industrialisée et fournit en continu les deux ascenseurs spatiaux en capsules. Le Port de la Lune est donc pratiquement autonome et il construit lui même la station située en orbite géostationnaire. C’est la première fois dans le programme Life Propulsion que les ingénieurs ont rationnalisé et optimisé à ce point des objets spatiaux, auparavant réalisés à la main et au compte-goutte pour construire une chaine de production similaire à l’industrie automobile.

SR : Comment la question de l’énergie et de la sécurité a-t-elle été définie dans le cahier des charges ?

CD : Nous avions répondu aux grandes problématiques sur le précédent projet en Equateur et il nous restait à définir les orientations publiques du projet. L’énergie qui permet l’ascension est transmise par un laser qui accompagne la capsule jusqu’à la station orbitale à 36000km d’altitude. Un système de moteur électrique complexe permet de suspendre, de tracter et de freiner la capsule en évitant le réchauffement intensif des câbles par une lubrification sèche. L’énergie supplémentaire est stockée dans le module moteur afin de palier une coupure du faisceau lumineux qui peut arriver si un obstacle se trouve dans son objectif. Sous le stade, six lasers se complètent pour fournir une puissance continue et interchangeable à tout moment. Bien entendu, tous les couloirs aériens ont été modifiés à proximité pour permettre la libre circulation des capsules entre le Stade et la station. La chute du câble, s’il devait y avoir rupture, a été solutionnée par le scientifique Rudolphe Olufsen par l’adjonction, aux fibres de nanotubes de carbone, d’une molécule dégénérative qui désintègre immédiatement le câble en cas de problème. La capsule devient alors autonome et son retour sur Terre est assuré par un parachute et des moteurs-fusées capables de placer son atterrissage au centimètre près. Le travail des ingénieurs pour réaliser ce projet a été exceptionnel.

SR : Vous parliez des orientations publiques du programme…

CD : En effet, lors de la définition de Life Propulsion 3, il a clairement été établi que l’avenir de l’espace devait passer par son ouverture au public. En tout cas dans un périmètre donné, nous sommes encore loin d’établir une station spatiale sur Mars. Mais je le rappelle, le Port de la Lune est comme une caverne. Les capsules regardent les ombres de la ville, les silhouettes de cinéma sur ces deux immenses écrans en hémicycle situés sur les virages nord et sud du Stade Chaban Delmas. Cet ascenseur vers les étoiles permet de sortir de la caverne, d’ouvrir les yeux et de prendre du recul. Qu’y a-t-il de plus beau, de plus fort que de regarder notre planète bleue à travers le cadre vitré d’une capsule grimpant à des milliers de kilomètre d’altitude ? N’est-ce pas une vraie leçon de philosophie ? L’espace absorbe aujourd’hui toute notre connaissance, et pourtant nous ne savons absolument rien de lui. Nous prenons aujourd’hui pour acquis la théorie de la relativité, et pourtant notre cerveau humain a toujours du mal à comprendre comment le temps peut-être élastique, déformable, subjectif. De même, la question de la présence de vie dans l’espace est une source de fascination infinie, en atteste la science-fiction qui étudie sans cesse sa confrontation avec nous autres humains. Ces questionnements sont si forts qu’ils peuvent remettre en cause la fondation même de notre existence en élargissant le domaine scientifique à des réflexions métaphysiques, spirituelles qui replacent chaque homme à ce qu’il est.

SR : Concrètement, comment se déroule une ascension à partir du Port de la Lune ?

CD : Nous sommes actuellement en sous-sol dans le hub du Port qui permet d’accueillir les futurs voyageurs qui vont procéder à tout un tas de tests simples permettant d’établir leur profil médical. Il n’y a pas de capacités physiques particulières à avoir, mais une bonne santé est nécessaire. Une formation express est établie pour la sécurité du voyage. La capsule offre ensuite tout ce qui est nécessaire pour pouvoir réaliser un aller-retour sur la station orbitale de manière parfaitement autonome. C’est à dire 14 jours de voyage, à une vitesse moyenne de 200km/h. Ensuite des séjours prolongés en station orbitale peuvent être programmés, toujours de manière totalement autonome. Six voyageurs peuvent ainsi vivre dans les 60m2 de la capsule aménagée et adaptable en fonction des besoins. La fenêtre écran de chaque capsule est l’interface de communication de l’ascenseur. Cette surface regroupe l’ensemble des informations de l’ascension et centralise les échanges entre le Port de la Lune, l’équipage et la station. Elle contrôle précisément la luminosité de l’espace intérieur en graduant sa transparence pour protéger les voyageurs des radiations solaires.

SR : Quand partez-vous ?

CD : Je suis déjà parti sur la station lors de son inauguration pour le largage des deux câbles vers le Port de la Lune. Mais je repars demain matin pour une véritable ascension dans une capsule spatiale avec mes êtres les plus chers. Ma femme et mes enfants. Et malgré mon implication dans ce projet, je suis toujours émerveillé par ce voyage. Les deux lignes graphiques dans le ciel du Port de la Lune s’ouvrent aujourd’hui vers un infini plein de promesse.

Juin 2062 - PL®

Crédits image elua®


client Concours public - Bordeaux
architecte elua® architecture
superficie -
coût de l’opération -
calendrier 2013 - projet non retenu
fonction réhabilitation du Stade Chaban Delmas
lieu Bordeaux

Le projet porte sur l'extension d’un immeuble en pierre dans les Chartrons, afin de poposer une chambre supplémentaire à l'étage, au dessus de la cuisine.

La liaison entre ce nouvel espace et l'existant se fera par l'escalier existant. Des rangements intégrés sont imaginés dans la volumétrie du projet afin de palier la superficie étroite de l’ensemble. L'aménagement des combles de l'existant permet la réorganisation intérieure de l'espace et comprend la mise en place d'un escalier supplémentaire et la transformation du plafond de la cuisine pour permettre la bonne intégration de l'extension.

La structure en bois de l’ensemble dessine la volumétrie extérieure du projet et permet d’ouvrir la nouvelle chambre par des fenêtres en bandes verticales. Un patio est créé de manière à garder la lumière naturelle zénithale dans la cuisine du rez de chaussée.

Crédits image elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 30m2
coût de l’opération 40 000 euros HT
calendrier 2010-2011
fonction extension d’un immeuble sur cour
lieu Bordeaux

Entre la rue Lucien Faure et la rue de la Faïencerie, limités par deux sentes paysagées, les nouveaux habitats des bassins à flot affichent leur profil lisse et sombre, découpant le ciel de leurs formes nettes et abruptes, relectures contemporaines des larges silhouettes qui ont composé par le passé le paysage industriel du site. Mais la matière est habitée, creusée et à cœur ouvert, elle nous révèle son intériorité, ses strates, ses falaises et les nuances d’un paysage qui se teinte d’or sous les variations de la lumière.

Au creux de ce relief, une vallée verte vient s’étendre jusque sur la rue Lucien Faure, en direction des bassins. L’îlot rectangulaire est modelé autour d’un large jardin sur lequel quatre formes viennent abriter les appartements. Sur 9 niveaux, les 111 habitats sont distribués depuis deux failles qui découpent les silhouettes noires et permettent d’accéder au jardin-canyon, entouré de bâtiments dessinés comme des falaises où les longues coursives extérieures formalisent les différentes strates minérales de la roche. Les terrasses s’animent et le jeu de facettes complexifie volontairement la perception des failles et du volume depuis le jardin.

Sur le plus petit plot, au dernier niveau, le T4 est une maison rose Pantone 806C. Elle surplombe la falaise en direction des bassins et marque un repère dans l’abstraction répétitive des logements collectifs. La maison transforme l’appartement en duplex, étire le volume du living-room et implante une belle chambre à l’étage et un accès à la toiture terrasse du plot. Végétalisée, celle-ci permet une vue panoramique sur le paysage urbain et double ainsi les surfaces extérieures du T4. La maison s’inscrit sur les hauteurs de ce nouveau paysage urbain en lui donnant une familiarité et un peu d’humour, entre la lumière de son lampadaire d’autoroute et son logo PANORAMA, bavardant avec la plus haute tour de l’îlot.

Les autres appartements sont tous traversants, à double orientation ou en duplex. De larges terrasses en porte à faux permettent des vues panoramiques sur les bassins à flot, et des parois de verre coulissantes transforment chaque loggia en jardin d’hiver. Au rez-de-chaussée, des espaces-activités sont prévus et deux niveaux de parking prennent place sous le cœur d’îlot végétalisé.

C’est Pink house on the cliff.

Crédits image elua®


client DOMOFRANCE
architecte Lanoire & Courrian + elua® architecture / associés
superficie 10314m2
superficied du terrain 3782m2
coût de l’opération 10 000 000 euros HT
calendrier chantier 2013 - 2015
fonction 111 logements
lieu Bassins à flot, Bordeaux

Le film suit le travail de repérage des lieux de Catherine, une jeune cinéaste qui souhaite tourner son prochain long métrage dans les quartiers historiques de Bordeaux. Elle aimerait filmer la ville comme les acteurs de son histoire. Son repérage lui permet de préciser ses différents personnages en leur donnant une origine, un passé et une inscription spatiale.

Le film se promène avec Catherine et dévoile peu à peu l’intrigue de l’histoire d’amour qu’elle imagine.

Ce film a été projeté à l’occasion de la biennale d’architecture de Bordeaux AGORA 2012, au Garage des Halles, rue Giner de Los Rio à Bordeaux, dans le cadre du parcours «de la rue jardin au jardin des remparts» le 15 septembre 2012.

Il est une commande de la direction de l’aménagement de Bordeaux et de l’agence d’urbanisme ANMA sur une idée originale de Clément Miglierina.

Visionner le film

Crédits image elua®


client Bordeaux
images elua®
financement Bordeaux / Procivis
calendrier septembre 2012 pour AGORA
acteurs Audrey Oertel, Camille Petitjean, Jayson Troy
durée 12min

A l’origine, la ferme en pierre au milieu des bois était sombre et inconfortable. Le projet repose sur une mise en lumière de ce vaste volume en dessinant des saignés dans la toiture. Pour respecter la patine de l’existant et son système constructif, l’idée d’isoler l’ensemble de la bâtisse a été de suite écartée.

Seules les pièces fonctionnelles, chambres, salles de bain, cuisine, sont isolées, imaginées comme du mobilier à l’intérieur de la ferme. Le résidu spatial devient espace public, rue intérieure qui traverse la demeure, regroupant les fonctions d’accueil, d’invitation ou les larges banquets familiaux. Le mur porteur existant, centré dans le volume devient une façade urbaine, reflétée et mis en résonnance par un jeu de miroirs tendus sur les surfaces obliques des meubles-chambres.

A l’extérieur, nulle traces de la réhabilitation. La nouvelle maison de vacances est à l’intérieur.

C’est la Borderie.

Crédits image elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 300m2
coût de l’opération -
calendrier 2012-2014
fonction réhabilitation d’une ancienne ferme
lieu Donnezac

Le projet de réhabilitation du lycée Jean Monnet s’appuie sur une lecture précise du site et de l’articulation de l’établissement avec son environnement. Le lycée Jean Monnet ne ressemble pas à un établissement scolaire. Son architecture en béton standardisé, symbole d’une certaine période de l’après guerre pourrait autant appartenir à une caserne militaire qu’à un établissement hospitalier ou à n’importe quel bâtiment administratif. Cet anonymat se poursuit par une absence de véritable entrée, ou de tout élément qui pourrait orienter le visiteur. Cet état des lieux est ensuite renforcé par un flottement du bâtiment sur un vaste terrain qui ne semble pas réellement présenter d’orientation.

Où aller, par où sortir ?

Le réaménagement se doit d’apporter du sens au lycée pour faire non pas un simple replâtrage, mais un nouveau projet. Donner du sens au lycée, c’est lui donner un début et une fin. Une orientation face au parvis extérieur, face à la rue, face au contexte. Le nouvel accueil permet de donner cette direction en ouvrant la façade du rez de chaussée sur l’extérieur. C’est un appel et c’est le nouveau cœur du projet. Il est rouge, visible de loin, ouvert et transparent, comme un phare permet de voir et d’être vu.

L’uniformisation de l’actuelle architecture ne permet pas de différencier le lycée Jean Monnet du lycée agricole, ni des installations sportives ou du CFPPA. Son aspect terne et répétitif se doit d’être repensé pour permettre une nouvelle dynamique.

Aussi, l’idée du projet repose sur la création d’une Peau Dynamique. Une peau qui vient habiller le lycée sans le toucher, en gardant intactes ses menuiseries et en préservant son fonctionnement durant toute la phase du chantier. Dynamique, car la membrane permet au lycée de respirer, de permettre à l’architecture de prendre vie en se régulant durant les différentes saisons et climats de l’année. Transparente, lumineuse et aérienne, la Peau Dynamique repose sur une structure métallique en acier laqué, couverte de coussins doubles en ETFE (Ethyl Tetra Fluor Ethylene), de châssis vitrés et de polycarbonate alvéolaire rigide en partie basse. Habillant l’ensemble des façades du bâtiment N, la transformation opérée offre une nouvelle respiration au projet. Le lycée se réchauffe, se ventile, comme une respiration naturelle qui viendrait utiliser les calories du soleil pour réduire ses besoins énergétiques et gagner en autonomie. Si la Peau Dynamique offre une thermie intelligente, elle permet de transformer entièrement l’aspect du lycée Jean Monnet.

L’architecture actuelle, repeinte en blanc, se révèle sous un nouvel écrin qui joue avec la transparence et les multiples reflets des humeurs du ciel, des arbres environnants et des saisons. L’aspect blanc, doux, rond et matelassé des coussins tisse un lien amical et rassurant aux habitants. Afin d’améliorer les espaces extérieurs et pour tenir le budget, le studio a développé une attitude de travail ponctuel de l’existant, afin de fermer les espaces, d’améliorer la lisibilité du site, d’organiser les circulations et mettre en valeur les points intéressants de l’existant. Les arbres sont taillés, la pelouse replantée et étendue et seuls les accès local à vélos et parvis viennent ponctuer cet ensemble. Le préau est une structure métallique en acier laqué, habillée de textile pour son toit, en écho à la Peau Dynamique du lycée.

L’utilisation du motif triangulaire dans la structure est ensuite prolongé par une maille végétale, au niveau de la cour, jusqu’au bâtiment C. Les triangles pleins ou vides, tour à tour bancs, tables, bacs végétaux, mini théâtres de verdure, viennent pixelliser la vaste surface de la cour en offrant des espaces plus intimes, multiples, changeant au grès des saisons. Une résille lumineuse, constituée de blocs néons étanches, est suspendue entre le nouveau préau et le lycée Jean Monnet, ciel lumineux et graphique qui vient accentuer l’orientation de la cour face au lycée.

Crédits image elua®


client concours public - Conseil Régional
architecte elua® architecture
superficie façade / 300m2 réhabilitation / 6000m2 cour
coût de l’opération 1 400 000 €HT
calendrier 2011 - projet non retenu
fonction extension et restructuration du Lycée Jean Monnet
lieu Blanquefort

Un cabinet dentaire, à Talence, se trouve aujourd’hui trop étroit pour accueillir un nouvel associé.
Il est nécessaire pour maintenir son bon fonctionnement de construire un cabinet supplémentaire, une salle de chirurgie t une salle de réunion sans interrompre l’activité actuelle du centre.

Le projet se propose de réaménager et d’étendre le cabinet existant par une extension non traditionnelle de cette échoppe déjà plusieurs fois transformée. L’idée est d’éviter toute surélévation de toiture sur rue qui déguise souvent une échoppe classique en maison à chapeau haut de forme, se vautrant sur la rue par sa fragile noblesse fraichement acquise.
Aussi, l’extension se fera par l’arrière, en s’adossant aux murs d’héberge, poursuivant les espaces de travail au rez de chaussée. Les circulations restent ainsi aisées et fonctionnelles et les différents cabinets proches de l’espace de stérilisation.

L’espace de réunion, perçu comme un lieu de repos où les praticiens viendront discuter, boire un café et se détendre, prend place sur la toiture terrasse de la nouvelle extension, répondant ainsi au manque de largeur de la parcelle tout en séparant l’espace de repos de la zone travail.

C’est une bulle de verre, ouvert sur les toitures du quartier et le ciel, simplement isolé du climat par un large par des coussins d’air, qui viennent par la même occasion abriter les nouvelles circulations en canyon au rez de chaussée tout en laissant passer le maximum de lumière dans les cabinets existants. De son éclat vers pâle et de ses polyèdres réfléchissants, cette transformation dessine les nouveaux contours du cabinet dentaire.

C’est émail diamant.

Crédits images elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 60m2
coût de l’opération -
calendrier 2011 - projet non réalisé
fonction extension d’un cabinet dentaire
lieu Talence

Rive droite à Bordeaux, Monsieur P. souhaite agrandir sa maison de ville afin d’y adjoindre une chambre, un dressing et un point d’eau en utilisant la cour située à l’arrière de l’habitation.

Le projet devra permettre de relier la véranda du premier, la cuisine et le living-room, à la terrasse de la cour afin de l’utiliser avec plus de facilité. Le plan local d’urbanisme ne permet pas de s’étendre en profondeur dans la cour et demande de remplir par contre toute la largeur entre murs de clôture. Aussi, l’extension se développera sous la véranda et dépassera d’un mètre la façade existante de la maison.

Le projet s’articule autour d’une circulation entre le garage et la cour, calée par les ouvertures présentes sur ce mur. Celle-là distribue ainsi une chambre, avec un meuble-dressing intégré qui vient dissimuler le poteau existant de la véranda. La large hauteur sous plafond est habillée par des surfaces triangulées qui vont cacher l’isolation et la ventilation. Une échelle mobile positionnée sur le meuble-dressing facilite l’accessibilité et les rangements en hauteur. En face, le couloir dessert une salle d’eau, comprenant un bac large et un meuble lavabo. Des rangements sont disséminés dans tous les volumes facilitant la fonctionnalité de l’ensemble.

Enfin la circulation mène à la cour où se dévoile la face extérieure du projet. Afin de pallier le manque de volume et le peu de recul de la cour, il s’agissait de trouver une solution qui permette de donner du relief au projet et assurer sa cohérence avec l’existant. Les éléments indispensables qui composent cette façade sont : une baie vitrée pour la chambre, la porte du couloir et le dernier pan de l’escalier. L’escalier droit en deux pans, permettant de relier les deux niveaux, dessine de manière rigoureuse la façade. Toute la dynamique du projet sera alors orientée par la ligne en biais de cet escalier, extrudée, multipliée de manière répétitive sur toute la surface de la façade. La vibration de l’espace ainsi créée produit une nouvelle perspective qui relie la baie vitrée, la porte et l’escalier, ceux-ci découpant la surface rayée en articulant des polyèdres 3D invisibles.

La cour prend ainsi une nouvelle perpective et la façade arrière de la maison semble habillée d’un tissu plissé Issey Miyake blanc, contrastant avec la face et le nouvel escalier noir de la véranda, mise en relief par la résine colorée de la cour.

C’est Nu descendant un escalier.

Crédits image elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 20m2
coût de l’opération 35 000 euros HT
calendrier 2011 - en cours
fonction extension d’une maison de ville
lieu Bordeaux

Au cœur de la mêlée. Pendant la Coupe du Monde de Rugby 2011, dressée au cœur de la ville, une installation Vidéo offre à ses spectateurs un point de vue inédit, ludique et onirique sur une figure de style unique dans le panorama sportif : La mêlée de rugby.

Au cœur de la Caverne. Un énigmatique parallélépipède de 11 x 8 mètres est dressé dans l’espace public. Sous les parois translucides d’un écrin d’acier, un muscle puissant, qui palpite et s’anime… Une fois entrés dans le parallélépipède, le groupe de spectateurs s’allongent sur une pelouse synthétique. Où qu’ils portent leur regard, ils se trouvent entourés de projections Vidéo, à 360 degrés.

Pendant une dizaine de minutes, l’ambiance sonore de ces projections les amène à penser qu’un match de rugby se déroule, sans doute pas très loin d’eux. Et puis tout à coup, 16 joueurs s’agglomèrent, juste au-dessus de leurs têtes : La mêlée est en train de se jouer, pile au-dessus d’eux. Comme dans la célèbre Allégorie de la Caverne de Platon, leurs sens les ont trompés : Ils ne sont pas à côté du match, mais bel et bien au cœur de celui-ci… au cœur de la mêlée.

Le dispositif fonctionne sur une séquence vidéo de 12 minutes qui est diffusée en boucle (La séquence est donc proposée 5 fois par heure).

> Un vaste parallélépipède, comme un écrin d’acier et de parois translucides. A l’intérieur, un muscle puissant, qui palpite et s’anime. La structure primaire est en profils d’acier, triangulé et autonome, habillé par des coussins en ETFE, matière plastique alvéolaire, transparente et légère. Le muscle orange est constitué de deux peaux M1, une de couleur, l’autre blanche, gonflées et mises en forme par une soufflerie intégré dans les 2 sas d’entrée.

Dimensions : 11 x 8 mètres. Hauteur : 7 mètres.

> La face arrière du parallélépipède, habillée de toile tendue, est tapissée par le règlement de l’International Rugby Board consacre à la mêlée. Elle accueille aussi les logos des partenaires du projet.

> 2 fentes verticales sont aménagées sur les faces du rectangle, pour permettre l’entrée et la sortie des visiteurs.

> A l’intérieur du parallélépipède, le sol est entièrement recouvert de gazon synthétique, délibérément artificiel mais aussi très confortable, comme une invitation faite au visiteur à s’asseoir, voire à s’allonger sur la pelouse, le nez en l’air.

> A l’intérieur du rectangle, une paroi blanche souple en forme de dôme. Sur cette « peau » est projetée en cycle continu la vidéo précédemment réalisée, et recréant pour le visiteur une contre-plongée absolue à 360 degrés, comme « sous » la mêlée.

> Cette vidéo a été précédemment réalisée avec la participation de 2 équipes de joueurs de rugby.

Crédits images elua®


client public/privé
architecte elua® architecture
superficie 90m2
coût de l’opération -
calendrier 2011
fonction installation itinérante pour la Coupe du Monde de rugby 2011
lieu Paris/Commande directe

Ce projet est une réponse au concours international organisé par Benetton intitulé “Designing in Teheran - International architecture contest”.

Le programme est dense et mixte. Il s’agit d’imaginer une vaste zone commerciale, associée à des parkings, des zones de stockages, des bureaux et des logements.

Notre intention s’appuie non pas sur une réutilisation de certaines images de l’architecture perse, faite de plafonds voutés et de motifs floraux que l’on retrouve principalement dans les palais et les grands bâtiments publics, mais plutôt dans une approche ouverte sur l’habitat courant de Téhéran, la petite maison populaire, cube blanc qui dessine les collines environnantes de la ville. Mais dans une parcelle étroite, et avec une nécessité de construire presque 12 000m2 de surface, la solution passe avant tout par la densification, et l’alignement des façades sur les rues qui dessinent le terrain disponible.

Ainsi le module de base cubique, sorte de pixel en trois dimensions est empilé sur plusieurs niveaux, évoquant le bazar perse, et reprenant l’idée de vastes places publiques par de larges atriums. Ceux-ci, au nombre de deux, permettent d’apporter une ventilation et un éclairage naturels à l’intérieur du bâtiment, tout en permettant les différentes connexions techniques et les déplacements verticaux. Environnemental. Afin de protéger de la pollution épaisse et de la chaleur de la ville, cet empilement de cubes est habillé d’une peau de brume.

Entre deux parois de verre, des pulvérisateurs d’eau en fines gouttes viennent reconstruire une atmosphère protectrice pour l’ensemble du projet, en permettant de faire varier la densité de brume nécessaire à protéger l’espace intérieur des rayons et des calories du soleil. Cette peau immatérielle est complétée par une végétalisation des espaces disponibles entre les cubes et la brume. A l’intérieur des atriums, l’eau récupérée de la brume est utilisée pour alimenter des bassins suspendus, nécessaires eux aussi à une bonne régulation de la température.

Crédits image Clément Miglierina


client concours Benetton
Designing in Teheran - International architecture contest
architecte Clément Miglierina
superficie 12 000m2
coût de l’opération -
calendrier 2009 - projet non retenu
fonction espace commercial – bureaux – logements - parkings
lieu Téhéran – Iran

Surplombant un hameau de vieilles bâtisses, s’étendant d’un chemin de terre à un champ banal de vigne, le terrain s’inscrit avec précision face au panorama de l’entre deux mers à Bèlves de Castillon.

Les lignes de niveaux dessinent un relief accidenté. La différence de hauteur est alors rattrapée par le garage enterré qui rétablit une plateforme horizontale ; s’y construira la maison. Celle-ci vient répondre au hameau en fermant le chemin qui les sépare, barrette longue et fine qui marque le début du jardin. L’espace intérieur regarde le panorama et s’ouvre moitié sur une terrasse, moitié sur un bassin naturel. La forme abstraite de la maison accueille sur son toit une pelouse où une petite maison de verre a pris place. Sa présence amicale et familière est aussi technique. Elle est le poumon végétal de l’habitation, et permet à l’habitation de respirer, de se réchauffer et de réduire à presque rien ses dépenses énergétiques.

Un courant d’air frais traverse la maison, vient lécher les roseaux du bassin noir et s’échappe par la serre, emportant avec lui ces petites particules végétales qui vont polliniser le monde. Une jeune fille s’étire sur la terrasse.

C’est un conte d’été.

Crédits image elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 150m2
coût de l’opération 200 000 euros HT
calendrier 2009 - projet en cours
fonction une maison de campagne
lieu Bèlves de Castillon

Sur un site ouvert, tourné vers le sud, la maison s’oriente naturellement, et décide d’utiliser une seule face pour prendre la lumière et les calories du soleil, s’aérer, et dessiner différents points de vue sur le paysage. Les différents espaces à vivre de la maison s’ouvriront ainsi sur la même façade sud, traçant de cette manière une maison fine et longue.

Un cadre blanc vient marquer cette orientation ; structuré lui-même par les joues des fenêtres qui viennent d’une part protéger l’intérieur des excès du soleil et d’autre part protéger le verre de la pollution extérieure, tout en véhiculant par rayonnement la chaleur de la lumière par les cadres noirs de chaque fenêtre lorsque le soleil est bas.

Les habitants encadrent le paysage, et sont à leur tour les personnages de tableaux vivants.

La façade nord sera donc technique, celle des accès, des rangements avec son cellier et un local vélo parfaitement intégré à l’entrée, protégé de la pluie par de larges avancées. A l’intérieur, l’espace se structure à travers un long meuble de rangements d’où partent les chambres et le living-room, grand espace modulable avec cuisine ouverte.

Pour répondre à une nature de terrain argileuse, la structure de la maison a été pensée afin de conserver une grande légèreté, tout en gardant une certaine flexibilité. L’utilisation du bois est alors devenu nécessaire et permet de réduire sensiblement la durée du chantier.

Son utilisation globale, autant dans la structure que dans l’habillage intérieur et extérieur permet d’offrir un confort d’isolation élevé tout en respectant un budget serré.

Bienvenue dans home-sweet-home.

Crédits images elua®


client privé - M&Mme M.
architecte elua® architecture
superficie 1000m2
coût de l’opération 100 000 euros HT
calendrier ouverture octobre 2009
fonction maison individuelle
lieu Saint Martin d’Ary

Dans la multiplicité du tissu urbain présent, le projet s’oriente vers une mise en cohérence de l’espace public avec les immeubles d’habitations, ses habitants et les flux de circulation. Des articulations sont marquées en limite de la Place Pierre & Marie Curie, vers la Place du Marché et la Place de la Mairie afin de ne pas limiter spatialement l’intervention.

Le végétal devient tour à tour maille, ciel et talus, afin de dessiner mille liens invisibles avec l’existant. Le parvis de couleur, inspiré de l’oeuvre de Di Rosa étend sa toile colorée comme une promesse lumineuse et évidente. Le parvis, qui s’étend de l’Avenue Henri IV à l’Avenue Charles Moureu vient rompre la rigueur esthétique des immeubles du quartier. Des pixels en résine colorée reproduisent ce motif libre et joyeux, et font écho aux façades colorées des devantures de magasins. Sur l’arrière des immeubles, sur la Place du Marché Leader Price, une pergola en fine structure métallique vient supporter une treille végétale, qui prolonge sur la terrasse du café, et relie les habitations entre-elles.

Reprenant l’idée de la coursive existante, une galerie vient couvrir la façade des magasins de manière à protéger du soleil, tout en préservant une «rue» entre le marché forain et les commerces sédentaires. Tel un origami de papier, la galerie dessine par un jeu de facettes une surface qui dynamise la rigueur de l’architecture existante. L’entrée sud de la place se fait par un escalier redessiné, d’une seule pente et qui reste en périphérie de la place, sans mordre l’espace libre du parvis. Associé à une rampe et à un plan d’eau incliné, l’escalier devient une articulation logique.

La Place des Pyrénées devient partie intégrante du réaménagement urbain en articulant la Place Pierre & Marie Curie et la Place François Mitterrand. L’espace se simplifie, en étant plus lisible, il compense les différentes déclivités du terrain et associe l’eau, le minéral et le végétal.

Crédits image slp


client concours - Mairie de Mourenx
architecte Clément Miglierina pour SLP
superficie 30 000m2
coût de l’opération -
calendrier 2008
fonction réhabilitation et aménagement d’une place
lieu Mourenx

Le jeune couple désire avant tout un loft. Mais le prix du foncier les amène à trouver un terrain à la périphérie de Bordeaux, dans un petit village nommé Cubzac les Ponts. Ce sera donc un loft à la campagne. Leur désir urbain se retrouve ainsi dans la commande. Ils ne veulent aucun lien avec le jardin, et désirent une architecture parfaitement parallélépipédique.

Je pars donc sur la forme d’un volume aux arêtes saillantes, décollée du terrain par ses pilotis, et dessinée suivant les limites de constructibilité propres au terrain.

Puis je décide d’humaniser la forme, de l’éloigner d’un volume trop purement abstrait, afin de construire de petits liens amicaux avec ses futurs habitants.

Ainsi, je fais tomber la façade principale, qui devient alors une terrasse, et dynamise cette surface par un travail sur les lignes de fuites, une véritable mise en scène qui mènera à l’intérieur de Maison O. Celui-ci est purement dicté par la fonction qui place un cellier entre la cuisine et la porte d’entrée technique, un living-room qui se module et s’agrandit suivant la présence d’amis pour la nuit, d’un besoin de s’isoler pour travailler, ou la possibilité d’une petite chambre pour un heureux évènement.

Le projet est essentiellement en bois, avec une toiture en bac acier sandwich, et un bardage extérieur en panneau bois de type Batipin.

La maison répond à un budget modeste et à des besoins fonctionnels très précis.

Crédits image elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 110m2
coût de l’opération 150 000 euros HT
calendrier 2008 – projet non réalisé
fonction une maison pour un jeune couple
lieu Cubzac les Ponts

Le programme.

L’atelier est une réponse à la commande lancée par la mairie du Passage en avril 2007. Le programme était le suivant : réaliser une école de peinture pour l’artiste spécialiste du trompe-l’œil M Nadaï, et ajouter une salle multifonction au centre culturel de la ville. Situé dans une entrée de ville, entre la nationale, un garage, une station-service et un supermarché, le centre culturel présente une large toiture terrasse, qui va devenir le site de ce nouveau projet.

Celui-ci doit intégrer dès l’origine deux facteurs qui serviront de matrice à son architecture : la question d’un agrandissement et un contexte d’entrée de ville.

Ceci n’est pas une extension. Dès le début, l’idée d’une extension est écartée. Il s’agit plutôt de parler de greffe, en évitant le mimétisme, sans saveur, de l’existant. Car si le site du projet est la toiture terrasse du centre culturel, il reste néanmoins une surface vierge, en retrait qui nécessite d’être exploré, et stratifié. L’originalité du programme devient alors le moteur d’une architecture radicalement différente de l’existant qui vient s’inscrire sur le centre culturel uniquement par un respect des proportions de la terrasse.

L’école de peinture pour l’apprentissage du trompe-l’oeil, s’inspirera de l’atelier d’artiste, avec une verrière sur le nord, une hauteur sous plafond conséquente et une certaine simplicité dans les éléments qui la composent. L’atelier s’oriente ainsi vers la lumière neutre du nord et propose d’éviter le traditionnel hangar anonyme d’entrée de ville.

Deux propositions : un matériau absent du contexte, le bois, et une façade principale qui communique et exprime l’identité de la ville et la production picturale de l’atelier. Pour amener à cette toiture terrasse, un ascenseur extérieur sera prévu dans le cahier des charges.

L’atelier.


client Mairie Le Passage d’Agen
architecte elua® architecture
superficie 200m2
coût de l’opération 300 000 euros HT
calendrier octobre 2008
fonction une école de peinture et un ascenseur extérieur
lieu Le Passage d’Agen - Concours public

Suite à mon travail avec Patrick Bouchain sur la réhabilitation de la piscine de Bègles, la ville m’a proposé de travailler sur l’opération de renouvellement urbain de la citée Yves Farges, qui comprend l’arrivée du tramway dans la ville, et la mise en place de nouveaux logements.

Noël Mamère me demande alors de dessiner un espace culturel, une nouvelle maison de chantier qui permettrait d’ouvrir le chantier au public par le biais d’expositions, de conférences, et de rencontres avec les différents acteurs de l’ORU.

Une première phase nécessitait l’utilisation d’un espace existant dans une barre, en attendant la réalisation de la future maison de chantier La seconde phase vise à créer une maison de chantier nouvelle.

Le projet s’inscrit dans une logique budgétaire réduite, et repose sur un principe de mobilité, le module devant suivre les différentes phases du chantier.

Réalisée entièrement en bois, la maison de chantier reprend la typologie familière de l’habitat, mais se développe autour de matéraux industriels et économiques, s’imperméabilisant par des feuilles de bitume noires, utilisant des panneaux de métacrylate pour dévoiler ses entrailles, et affichant sa fonction de repère par l’utilisation de néons haute et basse pression. La maison s’articule sur une grande pièce entièrement modulable, et un bloc technique qui fait office de cuisine.

Crédits image elua®


client public – Mairie de Bègles
architecte elua® architecture
superficie 130m2
coût de l’opération 100 000 euros HT
calendrier 2006-2007 - projet reporté
fonction une maison de chantier
lieu Bègles

Les propriétaires d’une maison moderne des année 60 souhaitent améliorer l’isolation de leur habitat tout en permettant l’utilisation de leur terrasse lorsque le temps le permet moins.

Pour répondre à cette demande, l’architecture sera un arbre qui viendra abriter la maison et sa terrasse tout en améliorant les échanges thermiques de l’ensemble.

Un système de portiques en bois de différentes hauteurs, assemblés tous les 40cm, dessine un volume haut et large pour relier les deux niveaux de terrasses. Un assemblage de menuiseries en aluminium habille une partie de l’intérieur de cette structure afin de l’isoler de l’air et de l’eau.

Des soupiraux sont placés en partie haute et de larges baies vitrées coulissantes ouvrent les parois périphériques.

Cet assemblage particulier permet de réduire la pénétration des calories du soleil tout en ouvrant son volume vers l’extérieur. L’utilisation de turbines et d’ouvertures réparties de manière optimale, laisse respirer la maison en recréant un système de ventilation naturelle l’été, et en réchauffant la maison l’hiver par des trappes intérieures.

Ce projet dessine un nouvel espace dans la maison, rayé d’ombres, amplifiant les volumes modernes et fonctionnels de l’existant, lui apportant sa respiration, modélisant par l’architecture la lumière douce d’un sous-bois de pins.

Crédits images elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 50m2
coût de l’opération 80 000 euros HT
calendrier 2009 - projet en cours
fonction extension énergétique d’une maison moderne 60
lieu Mérignac

Le client est américain et souhaite venir passer sa retraite sur ce terrain de famille, à Sainte Colombe, avec sa femme et son fils. Son envie est celle d’une maison simple, lumineuse et ouverte. Il veut pouvoir recevoir sa tante sur fauteuil roulant, et indique ses envies écologiques. La réponse sera une maison possédant une rampe d’accessibilité handicapée, largement ouverte sur un patio qui cadre la campagne bordelaise. Et pour exploiter au maximum les échanges thermiques avec son environnement, la maison sera semi enterrée. La maison est le paysage. Il faut inscrire la maison sur ce site fragile. Sa topographie est très belle, douce, avec une légère pente, une rangée de chênes au nord et au sud un paysage en cinémascope et en couleur, qui ouvre sur les vignes du bordelais.

De la route, la maison ne se voit pas. Seul le cylindre en verre de l’escalier dépasse, lanterne lumineuse qui indique l’accès à l’intérieur. En s’approchant, on découvre, proche de cet escalier, la rampe d’accès, située dans une fente qui vient amener la lumière au nord de la maison.

Vers le sud, un patio-terrasse, large et accueillant ouvre la maison sur le paysage et le laisse se refléter dans le bassin noir. La maison est inscrite dans la paysage, sous la peau du terrain, suivant la direction est-ouest, puisant les calories du sol, baignant de soleil, et dessinant un espace à la fois intime et ouvert, discret et lumineux.

C’est trois fois rien.

Crédits image elua®


client privé
architecte elua® architecture
superficie 150m2
coût de l’opération 225 000 euros HT
calendrier 2006 - projet non réalisé
fonction une maison de campagne
lieu Sainte Colombe

Suite à mon travail avec Patrick Bouchain sur la réhabilitation de la piscine de Bègles, la ville m’a proposé de travailler sur l’opération de renouvellement urbain de la citée Yves Farges, qui comprend l’arrivée du tramway dans la ville, et la mise en place de nouveaux logements.

Noël Mamère me demande alors de dessiner un espace culturel, une nouvelle maison de chantier qui permettrait d’ouvrir le chantier au public par le biais d’expositions, de conférences, et de rencontres avec les différents acteurs de l’ORU.

Une première phase nécessitait l’utilisation d’un espace existant dans une barre, en attendant la réalisation de la future maison de chantier. Un appartement vide situé au rez-de-chaussée d’un immeuble, en plein cœur du quartier deviendra l’espace public du chantier, marqué d’orange, ouvert en façade, prolongé à l’extérieur par une terrasse réalisé en planches de coffrages, et qui seront utilisés pour habiller le pignon.

Ce n’est pas l’aménagement modeste de cet espace qui doit faire écho, mais plutôt la volonté d’offrir une interface humaine aux habitants du quartier, un lien d’écoute, d’atelier, une pause café avec les ouvriers, la municipalité, tous ceux qui font le chantier.

Le chantier est désormais ouvert au public.

Crédits image elua®


client public – Mairie de Bègles
architecte elua® architecture
superficie 80m2
coût de l’opération 5000 euros HT
calendrier 2006
fonction un appartement de chantier
lieu Bègles

Le stage de fin d’étude de Clément Miglierina ne s’est pas déroulé dans une agence d’architecture. Mais au cœur d’un chantier, sur place, pendant plusieurs mois.

La réhabilitation et l’extension de la piscine municipale de Bègles est un projet de l’agence parisienne Construire menée par Patrick Bouchain.

La réponse originale au programme a été permise par une démarche de chantier différente et concrète. Ainsi, le chantier devient une étape où les idées entre le maître d’ouvrage et le maître d’oeuvre, entre l’architecte, le pilote de chantier et les ouvriers apportent des solutions concrètes sur le terrain, et continuent à développer le bâtiment «en direct».

Le résultat est une réponse sur le terrain, plus réactive qu’une réponse pensée uniquement en agence, et surtout qui peut proposer une véritable économie de moyens. 8 conférences ont été organisées durant ce chantier, ouvertes au public qui pouvaient ainsi découvrir l’évolution des travaux et les différents acteurs du projet, artisans, architectes, élus, conseillers municipaux.

Ce travail de fin d’étude s’est déroulé sous l’angle de l’observation, de l’étude du terrain, et a permis de développer un regard différent sur l’idée du chantier pour le transformer en événement dans la ville.

La communication du chantier, de son état et du projet à venir ont été une part importante de ce travail qui a marqué les bases de la future maison de chantier de Bègles.

Crédits image Clément Miglierina


client stage de fin d’étude
architecte Construire – Patrick Bouchain & Nicole Concordet
superficie 20m2
coût de l’opération 3450m2
calendrier 2005/2006
fonction réhabilitation et extension de la Piscine municipale
lieu Bègles

Ce travail prend pour territoire l’espace autour de la Garde Saint-Jean à Bordeaux.

Il se dessine sur trois surfaces différentes par leur nature et par l’échelle d’intervention.

Sur le Quai Palutade, on vient construire une superstructure omnisport, la friche industrielle derrière la gare devient un parc urbain, et le village Belcier est renforcé par une architecture acuponcture.

Pour le paysage omnisport, il ne s’agissait pas d’apposer un voile sur les quais Paludate, mais de déformer le sol. Travailler en strates, utiliser l’espace de la surface devenue volume, appliquer la contraction, le boursouflement, créer des vides et des pleins, et un tout nouveau paysage pour le quartier.

Le voile-paysage est un espace fonctionnel qui affirme le caractère du lieu. Les boîtes de nuit existantes sont l’espace festif et nocturne, la nappe sera l’espace omnisport, des loisirs et des jeux. La gageur technique de la superstructure qui passe au dessus de la Garonne fut résolu par le dessin particulier des piliers, inspirés de ceux utilisés sur les plates-formes off shore, en forme de cylindre large en béton, évidé, et qui s’ouvrent comme un fleur venant former le sol de ce voile. Des nervures triangulées viennent quadriller l’ensemble donnant toute la rigidité à l’ouvrage, permettant de libérer le sol existant de structures trop nombreuses et de ne pas toucher à la rocade.

Crédits image Clément Miglierina


client eapbx – Workshop 05
architecte Clément Miglierina – Louis Legrix de la Salle – Antoine Guttierez – Nicolas Grosset
calendrier 2005
fonction une plaine des sports, un parc, des logements et des ateliers
lieu Bordeaux

Dans la chaleur du mois d’août, une brume légère vient atténuer l’azur du ciel et recouvrir la ville d’un éclat lumineux blanc. La tonnelle de ma terrasse projette sur la nappe une ombre dessinée, immobile. Il fait chaud, et la ville s’est assoupie dans une torpeur estivale de fin d’après-midi. Dans le bassin, des hommes préparent le concert du soir sur les barges flottantes, près des écluses de la base. Autour, quelques embarcations s’agitent dans une chorégraphie éphémère.

Sur les petites places de l’îlot, les enfants jouent sous la fraîcheur des toitures végétales, traversant à toute vitesse leur vacance d’été. Love will tear us apart chante la voisine, appuyée sur la rambarde de son jardin. Elle regarde un instant les couleurs de la cour, puis disparaît derrière les baies vitrées de son duplex.

Le quartier s’est encore agrandi à l’ouest, et la cime des arbres plantés le long de la rue Lucien Faure se déploie désormais à la hauteur de mon living-room. Je m’allonge sur le parquet, et comme perché dans les arbres, je m’assoupis.

Il est dix neuf heures vingt-trois. La lumière s’applique imperceptiblement à réchauffer les tonalités de sa couleur. A la surface des bassins, la douceur tiède du soir vient rider l’eau sans bruit.

La nuit sera magnifique.

Crédits images Mairie de Bordeaux et elua®


client public, AGORA 2010
architecte elua® scénographie
superficie -
coût de l’opération -
calendrier 8 mai 2010
fonction projection graphique aux Bassins à flot
lieu la base sous-marine, Bordeaux

Enquête - en Quête est une expérience artistique originale, pour penser autrement les sujets culturels. En Septembre 2012, Alain Juppé a proposé à Jean-Philippe Clarac et Olivier Delœuil de dresser un état des lieux de la notion de grand événement culturel dans Bordeaux. Pendant 4 mois, ils ont mené l’Enquête, dans la ville et ailleurs: Voyages, rencontres, participation à des événements, lectures et échanges.

Le résultat de leur Enquête est double :
D’abord un Abécédaire, synthétisant les choses vues et entendues pendant ces 4 mois. 26 lettres et 10 chiffres, pour partager la réflexion sur un grand événement culturel.
Ensuite une Installation-Forum participative, ouverte à tous. Rassemblée autour des deux metteurs en scène, une équipe de jeunes créateurs bordelais a concocté une forme inédite d’expérience poétique et ludique, pour interroger autrement les désirs culturels dans la ville.
Les 01/02 mars 2013, la recherche se poursuivra donc avec en Quête : sous le parrainage de Jean-Jacques Aillagon, pendant 24h non-stop, cette expérience gratuite et participative se déploiera dans le Muséum d’Histoire naturelle, spécialement rouvert pour l’occasion. Tous les visiteurs seront invités à réagir aux débats, vidéos, concerts et performances, pour livrer au final leurs points de vue sur les notions d’événement, et d’événement culturel.


La scénographie de l’événement repose sur un travail autour de la lumière dans le Muséum, du plus sombre au rez de chaussée jusqu’au plus lumineux au troisième niveau, de la nuit américaine à 2001 a space odyssey. Et dans cette univers irréel, surgit l’inattendu : une palissade s’effondre, les néons-lustres tombent du plafond, des panneaux publicitaires s’affichent dans le jardin public, un plafond diffuse Mulholland drive et un renard apparaît à travers son propre reflet, au son de la pop mystique d’Archipel.

C’est enquête, en quête.

www.enquetebdx.fr www.digitalenquete.com

Crédits image elua®


client public – Bordeaux avec Clarac Deloeuil Le Lab
architecte elua® scénographie
superficie -
coût de l’opération -
calendrier 1er mars 2013 / 24h non stop
fonction un événement culturel au Muséum d’histoire naturelle
lieu Bordeaux

24h non stop pour une nouvelle Enquête. Après avoir expérimenter le museum d’histoire naturelle de Bordeaux l’an passé, l’événement s’associe à la biennale d’architecture de la ville AGORA 2014 pour questionner les risques de l’espace public aujourd’hui.

L’installation-forum participative prend ici place sur les quais de Bordeaux et rassemble le public et les invités autour de débats, vidéos, concerts et performance.

Pensée comme une contamination de l’espace public, la scénographie brandit le jaune comme marqueur pirate et régurgite des éléments hétérogènes sur la place comme autant d’objets volets issus de la cargaison d’un bateau échoué sur les quais de Bordeaux. Réalisé avec trois fois rien, la mise en scène participe à l’esprit foutraque et intelligent qui transforme et questionne ce qui nous permet d’arpenter l’espace public avec plaisir, envie, joie ou terreur.

Une armée de Nestor, dessinée spécialement par le studio, somptueusement illustré par les planches graphiques de Julien Roques accompagne le visiteur avec rigidité mais gratitude.

C’est enquête, en quête 2.

www.enquetebdx.fr

Crédits image elua®


client public – Bordeaux avec Clarac Deloeuil Le Lab
architecte elua® scénographie
superficie -
coût de l’opération -
calendrier 12 mars 2014 / 24h non stop
fonction un événement culturel sur les quais de Bordeaux
lieu Bordeaux

J’ai abordé le diplôme avec la volonté ferme de redéfinir ce qu’est réellement un travail de fin d’études. Je me suis de suite orienté vers la réalisation d’une micro-architecture, et une présentation qui se ferait en public, dans un espace public, au coeur de la ville.

Le projet prend la forme d’une architecture éphémère, un mur sur la place du marché à Bordeaux, entre le gros bateau et le hangar 14. J’imagine un mur sur les quais, comme l’ébauche d’une maison cinématographique.

Le projet a été conçu à travers deux conférences, ouvertes au public, et réalisées le premier soir en la présence du jury présidé par Patrick Bouchain et Dominique Quintanilla, ainsi que le Directeur de l’école.

Il ne faut pas y voir ici une volonté de rejeter les exercices classiques, mais plutôt une démarche de remise en question de ce qui a été acquis, c’est-à-dire un travail introspectif, basé sur une remise en cause de soi-même et de l’ordre établi.

Ma démarche définit le TPFE non pas comme la clôture d’un cycle, mais plutôt comme mon premier projet construit.

Architecture de l’éphémère, sa structure est un échafaudage entoilé, qui vient utiliser des rails d’autoroute en béton armé comme lest.

Une tapisserie, des cadres accrochés au mur rappellent le modeste pavillon traditionnel. Mais le papier peint se déchire, et à travers des extraits de films et un montage audiovisuel, des projections viennent ouvrir « la surface » et développer la maison cinématographique. Monter un tel projet comme TPFE a été un véritable défi : Convaincre l’administration de l’école et de la CUB, trouver avec la ville de Bordeaux un site, monter un financement par mécénat auprès d’entreprises, faire valider la construction par une commission de sécurité. Le Directeur de l’école me donna son accord de transgresser les règles du TPFE une semaine avant la soutenance, dont l’échéance était irrémédiable.

Mon travail d’architecte pouvait commencer.

Crédits image elua®


client apbx – travail Personnel de fin d’étude (TPFE)
architecte elua® architecture
coût de l’opération par mécénat
calendrier 2 rencontres publiques le 7 et 8 juin 2006
fonction un mur ou l’ébauche d’une maison cinématographique
lieu les quais Quinconces à Bordeaux

Une commande de la Mairie pour scénographier la soirée du 10 décembre pour présenter à la presse le projet des Bassins à flot à Bordeaux. L’espace choisie sera le Garage Moderne, garage associatif disposant d’une vaste nef permettant d’accueillir du monde tout en disposant d’une polyvalence intelligente.

Afin de présenter le projet urbain de l’agence ANMA, la mise en scène s’appuie 12 affiches présentant la liste des architectes sélectionnés ainsi que l’esquisse de leur projet sous la forme de maquettes de principe. L’ensemble des projets est localisé sur le plan des bassins à flots qui habille le sol de la grande nef. En entrant au garage, les visiteurs viennent fouler le plan, traversent les bassins, visite les différentes parcelles de ce grand projet urbain et visionnent à travers les écrans de projection suspendus dans la lumière bleu de l’espace, Pierrot le fou, des logements sociaux, les habitants et la magie du lieu.

Crédits images Mairie de Bordeaux & elua®


client public
architecte elua® architecture
superficie -
coût de l’opération -
calendrier décembre 2010
fonction scénographie 10 décembre Fête aux Bassins à flot
lieu Le Garage moderne, Bordeaux

« Dans sa définition première, l’architecture est une construction qui met en œuvre un espace permettant d’isoler ou de protéger ses occupants en tissant un fin réseau de liens avec l’extérieur. Si le programme qu’on lui assigne dessine la construction, celle-ci est aussi conditionnée par la géographie, les ressources techniques de chaque civilisation et une part très subjective mais ô combien importante de données irrationnelles. En résumant de manière abrupte, on pourrait désigner l’architecture comme une construction spatiale, c’est-à-dire une élaboration physique d’un ensemble de volumes à habiter. Un espace pour recevoir la vie. Mon rapport cinématographique de l’architecture est ici donné. L’architecture est habitée par la vie. Le cinéma filme la vie, le paysage humain, l’espace qu’il habite. Le cinéma se construit en creux, en espace à remplir ou plutôt à habiter. Il utilise la durée, le temps pour offrir la continuité des espaces, dans le sens même de la rupture. La construction spatiale du cinéma autour de personnages est ample et infinie. L’espace cinématographique est large. Il utilise l’espace de l’écran, l’espace autour de la caméra, l’espace de la scène, l’espace hors-cadre et l’espace du cinéma lui-même, c’est-à-dire puisé dans toute l’histoire filmique. Les allers-retours successifs dans cette multi spatialité produisent un espace engagé, vibratoire et expressif, qui flue et reflue en fonction de l’intensité dramatique, c’est-à-dire celle de la vie. Le cinéma construit un espace, habité d’une subtilité et d’une force extrêmes, qui permet de produire sur celui qui le perçoit, en l’occurrence le spectateur, des émotions. Cette relation - vitale - entre les deux entités est à la base de tout mon travail. »

Clément Miglierina.

Crédits images elua®


nom Architecture is cinema !
fonction manifeste pour une architecture cinématographique
design elua® design
matériaux b85 pages reliées carré collé, couverture cartonnée
dimensions 20cmx10cmx0,8cm
année texte initial 2006, réédition de 2013
disponibilité sur demande, édité par Pleine page

Mobile home invasion est une petite table basse d’intérieur qui peut être déplacée en fonction des habitudes de ses utilisateurs. Sous le verre, les espaces libres entre modules permettent de ranger astucieusement des revues roulées sur elles-mêmes. Mobile home invasion est aussi une réflexion sur la contamination de nos paysages par des milliers de pavillons crépis saumon. Le meuble avance ses onze maisons blanches comme une micro invasion de notre intérieur, symbole d’une pensée unique dévastatrice et de nos errements politiques et architecturaux. Si la terreur des films de Carpenter n’est pas loin, Mobile home invasion offre une porte de sortie pleine d’espoir. La douzième maison, orange fluo, est amicale. Elle s’écarte du droit chemin pour montrer que d’autres possibilités s’offrent à nous. Notre urbanisme contemporain rampant n’est pas une fatalité. ;)

Crédit photos Julien Roques©


nom Mobile home invasion !
fonction table basse
design elua® design
matériaux bois finition laquée, verre trempé, skate trucks Independent raw en fonte d’aluminium, roulements en acier Nodus et roues en caoutchouc
dimensions 80cmx56cmx20cm
année 2015
disponibilité sur demande

Empruntant son nom au célèbre valet du Capitaine Haddock, Nestor a été conçu comme une personne de confiance sur laquelle nous pouvons nous appuyer. A la fois discret et patient, sa frêle structure reste néanmoins imperturbable en toutes circonstances. Habillé de jaune comme son personnage, il assure ses fonctions avec humilité et vient éclairer par sa veilleuse les objets de son support. Grâce à ses deux roulettes intégrées, Nestor vous accompagne où bon vous semble.

Pour la scénographie Enquête, en Quête 2, Nestor s’est multiplié par 24, a supporté des objets de toutes tailles, présenté de grandes affiches, porté des livres, et montré sa capacité à être avant tout polyvalent.

Crédit photos Julien Roques© et elua®.


nom Nestor !
fonction valet
design elua® design
matériaux métal laqué, suspension électrique lumineuse et roues en caoutchouc
dimensions 200cmx120cmx70cm (hors roues)
année 2014
disponibilité sur demande

De l’amour,

Revendiquant une liberté au service de la créativité, elua® affirme son indépendance en développant une approche amoureuse de l’architecture. Chaque projet est unique et questionne le rapport entre la construction et le paysage qui l’accueille. Le paysage n’est ici pas uniquement le site, mais aussi le paysage politique, social et économique d’un lieu. A ce point de départ, elua® tisse mille et un liens entre le projet et les paysages et noue autant de liens sentimentaux pour développer un véritable discours amoureux de l’architecture. Le résultat n’est pas un bâtiment de plus, mais une architecture qui prend la forme d’un film au récit singulier, habité et vivant, construit par l’inscription des corps dans un espace comme les personnages d’un film viennent habiter l’espace cinématographique de l’écran.


De la guerre,

La ligne de conduite elua® se construit en combattant certaines notions qui n’ont pas lieu d’être dans un projet. Le conformisme, le consensus, l’étroitesse d’esprit, l’hôtel de la rentabilité, le style, les modes et toutes formes de globalisation rampante de la pensée ne permettent pas d’aboutir à un projet de qualité.
En partant en guerre contre les différentes formes d’aliénation, le studio elua® définit une ligne de conduite difficile et minuscule. Penser l’architecture comme une forme-fond qui soit le reflet d’un état d’esprit collectif indépendant et engagé nécessite une vigilance de tous les instants et une volonté inaltérable.

Difficile et minuscule, mais fière, libre et amoureuse pour porter haut et fort la création. C’est elua®.


Le studio

Clément Miglierina crée le studio elua® en septembre 2006 après avoir obtenu son diplôme d’architecte à l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux. En travaillant sur des projets très variés, publics et privés, de la scénographie à l’habitat collectif, des programmes éducatifs aux programmes culturels, elua® illustre un savoir faire qui permet de former avec la maîtrise d’ouvrage une équipe à même de réaliser les meilleures architectures possibles.
Le studio a conçu 110 logements et une maison rose aux Bassins à flot au sein du grand projet urbain de Nicolas Michelin à Bordeaux, a réalisé l’ensemble des scénographies des deux nuits blanches Enquête, en Quête et a réimaginé le logement collectif avec la réalisation des deux Sœurs à Biarritz. Les projets de réhabilitation tels Mademoiselle ou Fenêtre sur cour, dessinent un espace contemporain libre au sein du patrimoine classique français. L’atelier, une école de peinture à Agen se positionne comme une synthèse critique des entrées de villes rampantes aujourd’hui. La réalisation de l’école L’arbre, les enfants et la prairie à Eysines, a reçu le prix AGORA 2014 de la ville de Bordeaux.
Mobile home invasion est une nouvelle table, dessinée et conçue par le studio qui poursuit sa ligne de conduite dans la création d’objets sur mesure.


L'équipe

Clément Miglierina, architecte d.p.l.g.
Jonathan Segondy, architecte DE

Le studio travaille régulièrement avec des stagiaires.
Pour toutes demandes, merci d’envoyer un book et un cv par mail à l’adresse : studio@elua.eu

elua® - Clément Miglierina

32 rue de Rivière - 33000 Bordeaux

06 81 60 22 14
05 56 81 94 59

studio@elua.eu

design et réalisation du site
www.lesparisiennes.com